Xibaarubambuk /Dossier numéro 004 : l’Inspection départementale de la jeunesse de Koungheul : « Koungheul n’a pas d’espace jeune ni un centre ado pour accompagner les politiques de jeunesse définies par l’Etat du Sénégal » déclare Mouhamed Sidy Ali NDAO, l’inspecteur de la jeunesse

Après la santé et l’élevage, c’est le tour de la jeunesse. Koungheul est érigé en département en 2007 grâce à l’engagement et à la synergie de ses jeunes. La rédaction de xibaarubambuk s’est déplacée à l’inspection départementale de la jeunesse pour discuter avec le chef de service les différentes questions du moment.

Le rôle de l’inspection départementale de la jeunesse, ses moyens et les difficultés rencontrées, ses rapports avec les CDJ et CCJ, les problèmes des jeunes koungheulois, la nouvelle politique de jeunesse de l’Etat, tout est passé en revue.

Présentation :

L’inspection départementale de la jeunesse est créée en 2007 suite à la départementalisation de Koungheul la même année. Le premier chef de service de l’IDJ est Monsieur Mouhamed Sidy Ali NDAO. Il est toujours en service au Bambouk en sa qualité d’inspecteur départemental de la jeunesse. Son siège social est au quartier mali.

D’après M. NDAO : « Lorsque le ministre de la jeunesse Mamadou Lamine KEITA faisait ses vacances citoyennes, il avait promis une inspection de la jeunesse à Koungheul. Chose promise, chose faite, c’est ainsi que j’y suis affecté comme chef de service départemental depuis 2007».

Après dix ans au service de l’Etat, Mouhamed Sidy Ali NDAO estime que son inspection reçoit chaque jour les jeunes pour les orienter dans les projets et les appuyer en termes de formation et de sensibilisation. Mais comme tout service,  l’Inspection départementale de la jeunesse a peu de moyens et rencontre beaucoup de difficultés dans l’exercice de sa mission.

Les moyens et les difficultés

Les moyens dont dispose l’inspection départementale de la jeunesse ne sont pas suffisants. D’ailleurs, l’Etat a loué une maison pour en faire un service déconcentré où des bureaux ont été aménagés pour faciliter le travail.

Le service public de la jeunesse a beaucoup de difficultés pour mener à bien son travail dans le département. Il n’a pas de personnel, c’est l’inspecteur NDAO lui-même qui fait tout et partout. Mouhamed S. A. NDAO déclare aussi : « Koungheul n’a pas d’espace jeune ni un centre ado pour accompagner les politiques de jeunesse définies par l’Etat du Sénégal ».

L’inspection départementale n’a pas de véhicule, de moto ni aucun moyen de transport pour faire le travail correctement dans le département de Koungheul. C’est la raison pour laquelle, il est difficile pour l’inspecteur de se déplacer pour sensibiliser les jeunes sur les maladies sexuellement transmissibles ou le VIH, les grossesses précoces, la déscolarisation des filles, l’analphabétisme et former cette tranche d’âge dans les métiers et les professions de l’heure.

Relations avec les CDJ, CAJ et CCJ

L’inspecteur départemental de la jeunesse de Koungheul salue d’abord l’initiative de la mise en place des CCJ, CAJ et CCJ. Ensuite, il précise que l’Etat du Sénégal a beaucoup fait pour promouvoir les politiques de jeunesse car selon lui : « la jeunesse est un levier de développement, elle mérite d’être accompagnée et soutenue».

Le Conseil Départemental, le Conseil départemental de la Jeunesse et l’inspection de la jeunesse travaillent en parfaite harmonie pour trouver les solutions aux problèmes rencontrés par les jeunes du Bambouck.

Avec le ministère de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, force est de constater que les Conseils Départemental, d’Arrondissement et Communal de la Jeunesse sont mis en place pour permettre aux jeunes d’avoir un leadership leur permettant de participer activement au développement de notre cher pays.

La politique de l’Etat vis-à-vis de la jeunesse

Pour M. NDAO, l’Etat accorde une oreille attentive à la jeunesse. D’ailleurs, dans le nouvel attelage gouvernemental deux ministères s’occupent des jeunes car «  la priorité du moment, d’après le Président de la République, c’est la création d’emploi ». Les ministres Ablaye DIOP et Pape Gorgui NDONG traduiront surement en acte la vision du chef de l’Etat.

Il faut appuyer les jeunes, les insérer, les orienter et les former parce que ce sont là les éléments  dont ils ont besoin. Dans un monde dominé par les nouvelles technologies, l’inspecteur NDAO pense : « seules des formations professionnelles peuvent aider les jeunes à avoir du travail. Je remercie en cela tous ceux qui s’efforcent à rechercher les solutions qui mènent au développement ».

L’inspecteur salue, à sa juste valeur, les initiatives du Conseil Départemental de Koungheul dans sa politique qui consiste à appuyer les jeunes par le biais du CDJ et les services techniques en leur dotant du matériel informatique de qualité. Il félicite aussi le maire de Koungheul pour avoir permis à une quarantaine de jeunes d’avoir une formation en partenariat avec l’ISDL.

Finalement, il faut  reconnaitre que c’est avec beaucoup de sacrifices que l’inspecteur départemental de la jeunesse fait son travail. C’est pourquoi, le Conseil Départemental, les mairies et surtout l’Etat doivent aider le service technique de la jeunesse à avoir les meilleures conditions de travail : véhicule, moto, espace jeune qui contient des bureaux et un centre Ado.

 Amadou Mactar SARR & Mbaye DIENG

 

 

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