Xibaarubambuk.com : Hommage à Sidy Lamine NIASS : Un homme – Un destin – Un combat – Un soleil qui s’éteint ! Par Babacar CISSE

Une vie de combat acharnée auréolée de gloire marquée par des combats libératoires. Aujourd’hui j’ai fait mon temps, J’ai écrit mon histoire, J’ai dirigé et ai participé à plusieurs luttes démocratiques ; syndicales et juridiques. Chaque jour était pour moi un combat pour libérer les groupes de minorités dépourvu de voix. De mon vivant ceux qui blâmaient mes positions citoyennes, me taxait d’homme à géométrie variable, de provocateur, me soutiennent aujourd’hui.

Je n’ai jamais dit la vérité de mon vivant. Pourquoi ? Et pourtant j’ai passé toute ma vie à faire du bien pour mon peuple. Depuis ma tendre enfance je n’ai cessé de travailler pour mon pays. J’ai été enseignant à Kédougou au moment où rare ont été mes compatriotes qui voulaient y aller. J’ai créé des entreprises pour l’éveil de mes concitoyens, participé à toutes les alternances politiques du pays.  Je faisais partie des entrepreneurs qui faisais confiance à la jeunesse et aux femmes du Pays. Mais je ne dis toujours pas la vérité.

J’ai entendu le témoignage de mes anciens employés sur les médiums. De Alioune NDIAYE que j’ai nommé directeur à 25 ans, a Mamoudou Ibra KANE que j’ai donné le micro en premier, en passant par Aïssatou Diop FALL que je considéré comme ma propre fille, à qui j’ai donné en mariage et a fait d’elle ma directrice de rédaction à bas Age et j’en passe. Mais je suis un homme à géométrie variable.

J’ai Formé les plus grands journalistes du Pays. Mais je suis le provocateur

J’ai été traité de tous les noms d’oiseaux parce que je suis courageux quand il s’agit de défendre mes idées. Mes amis d’aujourd’hui sont mes ennemies de demain et mes ennemies d’hier, mes amis d’aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que je suis l’opposant des hommes au pouvoir.

Je suis mort et je deviens un héros. Les journalistes que j’ai aidé à éclore leur talent et qui avaient hontes de dire qu’ils sont passés chez moi, font des témoignages jusqu’à verser des larmes. Les politiciens qui me traitaient de corrompus, disent maintenant que je suis un homme sincère. Je me rappelle les propos du Président Macky SALL d’alors opposant qui disait au micro de pape Cheikh SYLLA « Je remercie le groupe Walfadjri parce que c’est le seul organe de presse qui me suit partout au Sénégal pour vulgariser mon message. »

Après Son accession au pouvoir on m’a taxé d’opposant. Et pourtant je ne faisais que mon travail et si s’était à refaire je le référai sans arrière-pensée. J’ai vu un texte extraordinaire qui retrace avec exactitude ma personnalité « Ses coups de gueule vont manquer le Sénégal. Sa bouille de guerrier prêt à s’armer de sa vérité, de son ton caustique, sincère, impertinent, revêche, rebelle ne va plus apparaître sur le petit écran. Ainsi, la grande faucheuse a décidé de l’ôter de notre vue si brutalement. Si cruellement. La nouvelle de sa mort a laissé figer comme un piquet plus d’un. C’est que Sidy Lamine NIASS était le parent de tous les Sénégalais. Il entrait dans les chaumières par le biais de la petite lucarne et disait à haute et intelligible voix des histoires qui plaisaient, des vérités qui blessaient, des paroles qui apaisaient. »

 J’ai parcouru les sites internet du pays ce matin, j’ai lu les commentaires de mes compatriotes et pour la première fois je n’ai pas vu d’insulte sur ma personne. Pourquoi ?

Vous avez pitié de moi ou bien vous vous êtes rendu compte que j’avais raison ?

 Nul n’est parfait je le reconnais. Les Hommes, malgré tout ce que vous avez fait pour eux, vous haïssent pour une faute commise. Mais le bon Dieu vous pardonne de tous les péchés pour une seule bonne action. Mais la vie est ainsi faite. Je pars la tête haute et avec comme consolation, une mission accomplie.

 La question que je me pose est la suivante :

Qui ment dans tout ça ?

  • Moi qui suis dans les cieux, sur les jardins de séjour éternel ? où
  • Mon peuple qui est sur terre et qui me fait des témoignages élogieux malgré que je suis resté moi même

Ce que je voulais dire à mon peuple que j’ai aimé et que j’aime jusqu’à mon dernier souffle est :

  • D’accepter la divergence entre nous

–     De respecter l’opinion des autres même si vous ne les partagez pas

  • De reconnaître la qualité des autres pendant qu’ils sont encore en vie

J’ai pardonné à mon peuple et vous dis : à Dieu nous venons c’est à LUI nous retournons.

PS : A notre frère et Ami d’enfance Khalifa Mouhamadou NIASS. A travers ma personne tous tes Amis te présentent leurs sincère condoléance. Que le bon Dieu accueil notre chère Père au paradis. Amine

Babacar CISSE

Auditeur Comptable et Financier

Cissembayebabacar@hotmail.com

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