Xibaarubambuk.com :Deuxième numéro du regard Hélène de Kocc sur la présidentielle 2019.

Le regard Hélène de Kocc de  Mariama NDIAYE vous revient en ce moment de campagne électorale où toutes les coalitions de partis politiques s’activent pour la victoire de leur candidat. Dans ce deuxième numéro, la talentueuse  Mariama  à la belle plume aborde l’accent sur le fait que les candidats sont tous adulés par les foules et qu’il est à présent difficile, voire impossible de miser sur l’un deux en se fondant juste sur les mobilisations des foules lors des meetings, a travers les caravanes, c’est l’avis de la chroniqueuse. Pour en savoir plus, il faut lire attentivement son analyse :

« Nous disons oui… » a dit le peuple sénégalais. Nous vous disons oui ont-ils, unanimement, dit à leurs prétendants. C’est ce qui ressort des multiples accueils qu’ils leur ont jusque-là réservés. « Dans les champs… à la ville et au village » aux temps pour moi. Dans les stades tout comme lors des meetings, de même que le long des caravanes. Ils sont là.

Le peuple est là. Dans sa majorité pour ne pas dire dans sa globalité. Si bien qu’il s’avère difficile de donner des statistiques ou même de faire des pronostics quant à l’élection du futur Président… Ainsi dit, nos stades sont envahis par une foule tantôt marron, tantôt beige alliant, parfois, les deux. Accueillant, ainsi, « Yal Sine » (le propriétaire du Sine, en sérère) de manière chaleureuse et triomphale. Au point que Ngor Sarr ait osé « l’avenir », ait daigné défier ses protagonistes, j’allais dire, d’agir de la même façon.

Autrement dit, de se faire accueillir, eux aussi, dans des stades grouillant de monde lors de leurs visites de propagande. Est-ce là une manière de répondre aux provocations? A celles de « Ndamal Cadior« , par exemple, ayant habitué  » son peuple » à scander « Na dem, na dem…? » ou à celles de Monsieur « Jamm ak kheweul » dont les militants se plaisent à répéter machinalement « Macky ci suuf, Madické ci kaw »?

Serait-ce plutôt une façon pour notre « Usain Bolt« (cf. à Fatick il nous a gratifié d’une belle démonstration de course d’endurance), de consolider sa position de force voulant, ainsi, faire croire à ses concurrents qu’ils sont de loin derrière lui en terme de rassemblement et de mobilisation des foules.

Ce n’est, en tout cas, pas ce qui ressort de la lecture des différentes rencontres notées dans les autres camps, c’est à dire chez les autres candidats que lui-même appelle « les caravaniers. » Le peuple dit, en même temps, oui à l’appel de ces derniers, en l’occurrence « les caravaniers » qui, eux aussi, ne sont pas en reste pour ce qui est de la mobilisation et du rassemblement des foules…; ce, même s’ils ne tiennent pas séance, j’allais dire meeting dans des stades comme le leur suggère leur principal concurrent.

En effet, le peuple répond également de manière positive à leur appel. C’est, d’ailleurs, pour cela que chaque « caravanier » est et demeure à ses yeux un candidat à part entière. Offrant à chaque étape de son passage, de véritables bains de foule laissant paraitre, par l’occasion, un vrai spectre de la lumière à travers lequel est, remarquablement, visible tantôt le vert, tantôt l’orange, tantôt le jaune, entre autres couleurs.

Symbolisant, ainsi, de chaleureux accueils. Témoignant d’une réelle ouverture de la part d’un peuple, conscient de la décision qu’il va prendre; mais décidé à s’unir, du moins, pour le moment autour de tout leader qui prétend défendre ses intérêts. Révisant, en quelque sorte, sa devise le réduisant, simplement, à « Un peuple, un but. » Et s’armant de patience dans l’attente d’un jour, un seul. Le jour du scrutin, jour de vérité… moment décisif pour ce peuple dans l’élection de son nouveau Président; mais aussi et surtout la parfaite et symbolique occasion qui lui soit donnée d’opérer un choix ne relèverait que d’ « Une même foi. »

 Mariama NDIAYE 

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