Xibaarubambuk.com : Un incendie s’est déclenché ce matin vers 9h dans un quartier de Koungheul.

Il n’y a eu aucune perte en vie humaine mais l’incendie à occasionné des d’énormes dégâts matériels. Darou Salam est un quartier qui borde le long du mur arrière du Collège d’Etablissement Moyen, le CEM Commune 1 situé au sud de l’hôpital de Koungheul.

Ce matin les habitants de ce quartier sont plongés dans une frayeur extrême. Apres un réveil calme certains de leurs enfants ont pris le chemin de l’école. Les femmes du quartier sont les unes à la maison en train de vaquer aux tâches domestiques. Les autres, à leur rendez-vous matinal, c’est à dire au robinet de chez leur voisine Bakh Dia situé à plus d’un kilomètre de leurs concessions. Brusquement de la fumée. En même temps, des flammes allant crescendo.

 C’est, en effet, un incendie qui provient d’on ne sait où et qui est en train d’élire domicile dans les locaux de Koungheul Santhie/ Darou Saloum où il finira par ravager plus d’une demi douzaine de cases. Ainsi, par l’effet d’un vent violent, la flamme s’est vite propagée allant de toit en toit suivant l’alignement des cases.

 Des hommes et des femmes, alertés par les cris des riverains accouraient de tous les coins. Peinés de ne trouver ni branche, ni eau pouvant aider à freiner la furie des flammes aggravée par l’effet du vent. Ils tentaient en vain d’apporter de l’aide. Ce sont les mêmes cris qui alerteront Djiby Bâ, un habitant des lieux, un homme d’une quarantaine d’année, échappé bel… car ayant difficilement réussi à sortir de la case à l’intérieur de laquelle se trouvait un lit en bois qu’il occupait presque tout le temps ces derniers jours parce que souffrant d’un mal de jambe qui l’y clouait quotidiennement.

C’était, en effet, ses voisines qui poussaient ces cris. Leurs cases ayant également pris feu. Et leurs biens matériels ravagés. Comme d’ailleurs les biens qui se trouvaient dans la case de Djiby et d’autres pensionnaires des locaux tels que Mamour BÂ et Cheikh BÂ.

Il y a eu plus de peur que de mal. Bilan de l’incendie: aucune perte en vie humaine. D’énormes dégâts matériels: six cases et un grenier réduit en cendres. Le grenier contenait un bon stock de vivres dont quatre cent cinquante kilogrammes de maïs, trois cent kilogrammes de mil, deux sacs de riz. Des biens mobiliers: une dizaine de lits dont cinq en bois de qualité, trois armoires( 1 à quatre battants, 2 à trois battants), des téléphones portables digitals, un panneau solaire, des couvre-lits, des couvertures, des sommes d’argent estimées à plus de cinquante mille francs, Des matelas, des postes radio, du matériel scolaire, des cartes d’identité nationale, un diplôme du BFEM, une attestation de formation en informatique, des habits.

En sus des vêtements et chaussures de ce petit garçon en détresse, un élève de l’école franco-arabe, confiant d’une manière pathétique « Mes parents ont vu brûler tous mes habits et toutes mes chaussures. Ils n’avaient aucun moyen d’éteindre le feu. »

Les éléments des sapeurs pompiers alertés par le Principal du CEM Commune 1 n’ont pu être sur les lieux que plus d’un quart d’heures après. Des dégâts collatéraux sont, par ailleurs, notés dans ledit établissement où des élèves, certainement, effrayés par l’ardeur des flammes ont subitement piqué crise avant de se voir maîtriser par certains professeurs et quelques-uns de leurs camarades.

 Un des éléments de la gendarmerie trouvés sur les lieux déclare n’avoir pas encore d’informations fiables quant à l’origine de l’incendie. Ils comptent, toutefois, poursuivre leur enquête en vue de déterminer l’origine de cet incendie ayant plongé la population de Darou Salam/ Santhie dans une profonde détresse.

Pour rappel Darou Salam/Santhie est un quartier qui date de 2012 et qui a récemment fait l’objet de lotissement, il y a environ 2 mois.

Mariama NDIAYE

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