Xibaarubambuk.com – Regard hélène de Kocc: Les femmes sont pourtant toujours en train de pleurer. « Women are, however, still crying » dira la talentueuse Mariama… Ainsi votre chroniqueuse a-t-elle abordé la question de la Journée Internationale du 08 mars, une journée spécialement dédiée aux femmes.

Le regard hélène de Kocc de Mariama NDIAYE vous revient en ce moment de la célébration de la journée internationale de la femme. Dans ce numéro, la talentueuse à la belle plume met l’accent sur le fait que chacune à sa manière de célébrer le 08 mars, Journée Internationale des Droits de la Femme. Les plus distinguées demeurent ces femmes, dont les empreintes laissées dans les artères des rues algériennes ne seront effacées ni par l’annonce du report des présidentielles du 18 avril, ni par le renoncement de l’actuel Président à briguer un cinquième mandat.

« No woman no cry » avait dit Bob dans une de ses chansons. « Women are, however, still crying. »( Mot à mot: Les femmes sont, cependant, toujours en train de pleurer.). C’est le cas de celles-là, ces femmes qui, à coté de plusieurs milliers d’hommes, manifestent dans les artères des rues algériennes; quelques-unes tenant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Nous ne voulons pas d’un 5e mandat » ou encore « Le peuple est fatigué » ou simplement « Halte au régime de Boutéflika ».. Telle est l’ambiance dans laquelle s’est déroulée la journée du 08 mars en Algérie, la Journée Internationale des Droits de la Femme.

D’autres encore, comme ces dames ivoiriennes et naïrobiennes ont saisi cette opportunité, que leur offre la journée internationale de revendication de leurs droits, pour crier leur détresse contre les violences faites aux femmes, en général, et les viols dont sont souvent victimes les jeunes filles.

Si pour celles-là, l’ambiance était plutôt morose en ce jour de fête, à savoir le 08 mars, Journée Internationale des Droits de la Femme, d’autres paraîtront un peu plus épanouies, bien que faisant dans la diversité.C

‘est l’exemple de ces femmes guinéennes en tenues ainsi que les épouses des hommes de tenues guinéens qui elles, semblent avoir une compréhension beaucoup plus nette du sens même du message de Jah man.

Elles ont, en effet, parlé sans hausser le ton. Et fait face sans qu’il ne se lise dans leur mine un seul trait qui ressemblerait à une larme.

Pour elles, la journée internationale de revendication des droits des femmes s’analyse, plutôt, en la concrétisation d’actes dont elles se chargent de réaliser, autrement dit des actes de bienfaisance en vue d’aider ou d’assister… consistant à des dons d’importants lots de vivres dont des cartons de sucre et de lait, des sacs de riz et une bonne quantité d’huile, entre autres denrées; destinés aux nécessiteux, voire à des orphelinats.

C’est aussi l’exemple de ces femmes de l’Hôpital Général de Grand Yoff (HOGGY) qui, entre autres femmes sénégalaises, ont développé des thèmes jugés intéressants pour la gente féminine.

C’est ainsi qu’elles ont, dans leurs exposés, invité à un retour à la cellule familiale. Autrement dit, l’heure est, pour ces dames, au recours à cette éducation traditionnelle dont bénéficiait la femme avant même qu’elle ne s’engage, ou « qu’on ne l’engage »(compte-tenu de l’époque) à un quelconque mariage.

La femme était, alors, éduquée dans un premier temps dans « le cercle de famille » pour reprendre l’expression de Victor Hugo( cf. extrait « Lorsque l’enfant paraît.)
Un cercle plus ou moins restreint si l’on sait que cette éducation était, en principe, l’œuvre des parents biologiques de la femme ou de sa tutelle, au besoin. Le cercle devant ensuite s’élargir, intégrant dans son processus d’éducation la tante paternelle ou « bajjen »( mot wolof) à qui il appartiendra de poursuivre, voire d’achever le travail entamé par les parents biologiques ou ceux qui seront désignés à cet effet.

D’autres thèmes, dont l’infertilité chez la femme, ont également été développés à l’occasion de la célébration de cette journée. Une question qui intéresse autant l’homme que la femme en ce sens que le destin de l’une est lié à celui de l’autre.

D’où la nécessité d’invoquer le visionnaire Thomas Sankara qui suggérait déjà aux hommes de relever les femmes dans les tâches ménagères le 08 du mois de mars de chaque année.

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *