Xibaarubambuk.com – Regard Hélène de Kocc : Poisson d’Avril? La cible, échappée bel, remord à l’hameçon.

Votre chronique « Regard hélène de Kocc » vous revient en ce mois d’Avril, réputé pour ce qu’il constitue la péri ode, par excellence, de la bonne pêche. La rédactrice vous plonge, ainsi, non pas pour rire dans cet « univers halieutique », profondément marquée par une forte présence masculine. La pêche sera-t-elle bonne? Vous aurez un élément de réponse à la question ainsi posée, en parcourant les lignes de votre fidèle Mariama à la plume d’or.

« Cey » les hommes! Comme ils peuvent, parfois, être ténébreux!  » Sont-ils assimilables à une coupure d’électricité »comme d’aucuns le pensent. Certains, en tout cas. Avec des masques en support. Qu’ils se mettent au visage. Selon qu’ils sont avec Dame X ou Dame Y. Et, qu’il s’agisse de l’époux polygame ou, dans une certaine mesure, du célibataire. Il arrive qu’ils se fondent, totalement dans le noir…

Au point qu’on se pose des questions du genre dans quel monde nous sommes.Qui voit la plupart de ses fils se jouer des femmes à volonté? Tel un mouchoir qu’on se donne le soin de bien ranger dans ses poches, traînant avec, sur toutes sortes de terrains( boueux, glissant…) ou, tout simplement, sur un erg ou encore même sur un reg.

Un accessoire que l’on promène, donc. Le long de son chemin. Juste par mesure de prévoyance. Que l’on destine, psychologiquement, à faire disparaître d’éventuelles morves. Et dont on se débarrasse, volontiers, dès qu’on ne sente plus la nécessite d’en user; en augmentant le volume de paperasse… que la force éolienne emporte à sa guise vers une destination, la plupart du temps, méconnue de la matière « transportée. »

Hum!!! Les gars, stratèges qu’ils sont n’éprouve, décidément, pas de peine, ni de honte, à se remettre à rôder autour de la maison de Dame Momentanément Indésirée( DMI). Conscients qu’ils ont de fortes chances que la pêche soit bonne. Et étant persuadés de ce dicton wolof que les plus irresponsables s’envoient, en dépit de son contenu déplacé « May ma mo jaffe waye dolli ma jaffe wul. »

Et la DMI, passez-moi l’appellation, a souvent l’air de quelqu’un qui n’a pas d »alternative. Quelqu’un qui n’aurait d’autre choix que de rebondir sur son ex. qui se trouve être, par ailleurs, son nouveau prétendant, tel un ballon que CR7 ou Sadio Mané aurait tiré de toute sa force de frappe…

N’est-il pas lieu de s’interroger sur ce qui nous poussent, nous autres dames, à abdiquer si facilement. Ne suscitons-pas, nous aussi, ce monologue interrogatif que l’autrice du « Chant Écarlate » fit la fameuse lettre de Ramatoulaye à Aïssatou? A travers lesquelles, on pouvait lire « Folie ou veulerie, manque de coeur ou amour irrésistible? Quel bouleversement intérieur…? »

Qu’est-ce qui motive, réellement, ce désir de reprendre? Sans même pour autant s’interroger sur les conséquences de ce feed-back, consécutif au volte-face de quelqu’un qui aurait, apparemment, perdu ses repaires. Devrait-on nous imputer toute responsabilité? Pour n’en engager que celle de nos parents? Dont certains tiennent le langage suivant à leurs filles « Taaru jigeen sey. »

Ou, plutôt, faut-il les leur partager? Aux parents et aux enfants… Pour ce que ce « leitmotiv », régulièrement, chanté dans les oreilles de ces derniers, les poussent à vouloir rebrousser chemin, à tout prix. Oubliant vite leurs antécédents, à savoir le pourquoi de cette éjection spontanée du foyer conjugal d’où elles rêvent immédiatement de reloger.

« Sey leen » C’est plus qu’un simple devoir « wareef. » C’est une recommandation divine à laquelle chrétiens, musulmans… sont soumis, sous des conditions minimales mais essentielles… Et à la limite du possible.

« Regagnez vos foyers, tant que votre foi n’est pas menacée et votre dignité foulée aux pieds. » Mais, dans un contexte marqué par l’insouciance, l’indifférence, la violence, le manque de respect… vis-à-vis de la femme, résultant de a crise des valeurs en général et, en particulier de « la crise de la personnalité » (pour reprendre les propos d’un guide religieux de la Tarikha Tijania), le salut pour nous autres femmes, réside dans cette fameuse mise en garde qu’il conviendrait de désigner sous le vocable de refrain. Et par le biais de l’une des icônes de la musique sénégalaise sensibilise: « Ban len, ban naa duma fam objet.

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